Jour :
Mercredi 4 février 2026
Lieu :
Faculté des Sciences – Université Montpellier
Horaires :
11h – 12h30
Salle :
A 5.03 (Bâtiment 5, amphithéâtre 03)
Type de session :
Conférences
Thème de session :
Vivre avec le Vivant en Ville
Cette session de conférences scientifiques vous propose d’illustrer à travers quelques exemples la façon dont la recherche étudie les interactions entre les vivants humains et non humains en ville.
Trois chercheurs et chercheuses illustreront à travers leurs travaux la façon dont l’aménagement de nos villes affecte la biodiversité, et les moyens qui existent pour favoriser cette biodiversité en ville.
Programme :
11h-11h25 – Louise Eydoux (CEFE, Montpellier) : « Les effets de la désimperméabilisation sur la biodiversité des sols »
11h25-11h50 – Benoit Pujol (CRIOBE, Perpignan) : « Les mauvaises herbes à la rescousse »
11h50-12h15 – Simon Lacombe (CEFE, Montpellier) : « La loutre d’Europe est de retour en France : Pressions et présence en milieu urbain. »
12h15-12h30 – Discussion générale
Louise Eydoux : « Les effets de la désimperméabilisation sur la biodiversité des sols »
La désimperméabilisation apparait aujourd’hui comme une solution face à l’urbanisation croissante et l’imperméabilisation massive des sols. Cependant, cette pratique est récente et ses effets sur la biodiversité des sols urbains restent encore peu documentés.
Aussi nous avons essayé de comprendre l’impact de la désimperméabilisation, notamment dans les cours d’école, sur la biodiversité des sols en s’appuyant sur trois groupes aux rôles écologiques majeurs et aux capacités de dispersion variées : les microorganismes (bactéries et champignons), les vers de terre et les fourmis.
Benoit Pujol : « Les mauvaises herbes à la rescousse »
La renaturation de l’espace urbain offre une solution fondée sur la nature pour s’adapter aux fortes chaleurs causées par le changement climatique. En Occitanie, le nombre de jours où la température dépasse les 30°C a doublé depuis 1950. Face aux contraintes de faisabilité et de durabilité, nous proposons de miser sur la végétation spontanée :« les mauvaises herbes ». Nous comparerons expérimentalement la capacité d’adaptation de ces végétaux spontanés avec les végétaux locaux (plantes méditerranéennes issues de l’horticulture) qui sont très prisés. Nous mettons en place une démarche de sciences-société dans la ville de Carcassonne afin de concilier sciences fondamentales, appliquées, et menées avec et pour la société.
Simon Lacombe : « La loutre d’Europe est de retour en France : Pressions et présence en milieu urbain. »
Depuis quelques décennies, la loutre d’Europe (Lutra lutra) signe un retour spectaculaire en France. Elle occupe aujourd’hui près des deux tiers du pays, y compris des paysages fortement anthropisés, et est désormais présente à proximité immédiate de nombreuses métropoles. Dans cette présentation, on se demandera comment l’espèce utilise les milieux urbains et périurbains, et quelles pressions ces environnements font peser sur sa survie. Nous nous concentrerons sur deux cas d’étude : un suivi de la présence de la loutre sur la métropole de Montpellier et ses alentours, et une analyse sur les risques de collision routière en Bretagne.
Intervenant.e.s
Aurélie COULON
Maître de conférence au MNHN en écologie spatiale, rattachée aux laboratoires CESCO et CEFE CNRS, animatrice de la session
Franck GILBERT
Président de l’association SFE²
Benoit PUJOL
Directeur de Recherches au CRIOBE
Louise Eydoux
Doctorante, CEFE CNRS Pôle de Recherche Agriculture, Environnement, Biodiversité
Simon LACOMBE
Doctorant CEFE CNRS pôle interactions Humain Animaux.
